Et si ça devenait simple d’être parent?

Et si ça devenait simple d’être parent?

A Vaugneray, le  20 janvier 2019

Mon enfant fait des crises, il n’obéit jamais, il me pousse à bout, il est tyrannique, il me cherche, il est terrible, mon enfant est insupportable…

Voilà des affirmations souvent entendues, et souvent ressenties et pourtant je vous l’affirme aujourd’hui vous êtes capables d’arrêter ces comportement car votre enfant est quant à lui INCAPABLE d’orchestrer tout cela, décryptons…

Nos parents n’acceptaient pas nos colères et même la réprouvaient ouvertement ! Quand nos parents étaient furieux ils nous en attribuaient souvent la responsabilité : « Tu es insupportable », Si tu me cherches tu vas me trouver ! » Même quand eux était en colère c’était encore de notre faute !
Le message est clair : la colère est l’attribut des puissants.
Nous adulte nous avons intégré que la colère ce n’est pas bien et qu’on y a droit que quand on est le plus fort (l’enfant n’a pas le droit d’être colère mais doit subir celle des parents ou du maitre) donc ce n’est plus une émotion, c’est une violence !
Pourtant, la colère c’est notre cœur qui accélère, notre corps qui se mobilise pour dire STOP il y a quelque chose qui ne me convient pas j’exprime ce qui se passe en moi, j’énonce mes droits avec fermeté! Il faut l’utiliser ainsi et l’enseigner ainsi à nos enfants et éviter toute violence.

Mais alors quand nos enfants font des crises ? des colères ? Ils expriment quelque chose ?
OUI derrière tout comportement difficile il y a un BESOIN insatisfait et notre enfant n’a pas la capacité de le dire autrement. Son cerveau est immature : Les sensations ne sont pas dans sa tête, ce sont des effets biologiques naturels de l’alerte déclenché par l’amygdale (zone de l’émotion brute) !

Quel besoin exprime-t-il ?

L’enfant exprime généralement 4 besoins dans ses « crises » :
• Le besoin d’être aimé
• Le besoin de vivre (manger, dormir mais aussi l’activité physique en contact avec la nature)
• Le besoin d’être reconnu et valorisé
• Le besoin d’estime de soi
• Le besoin de sécurité (besoins de repères et d’interdits dire « non » dans la gentillesse et la fermeté)

Mais concrètement on fait quoi ?

Si on a du temps et que le sujet nous intéresse nous pouvons tenter de nous mettre à la place de l’enfant et de communiquer avec lui pour affiner sa demande après une « crise ».
Puis nous pourrions observer quel besoin est exprimé et comment pouvons-nous l’aider à trouver sa réponse étape par étape.

Mais en attendant je vous propose quelques conseils et astuces pour la prochaine « crise » :

Quoiqu’il arrive, quoiqu’il se passe à l’intérieur de vous à la prochaine crise dites-vous STOP et prenez votre enfant dans les bras fermement et dites-lui que vous l’aimez-vous verrez un résultat immédiat ! Décharge d’ocytocine hormone du bonheur garantie dans le cerveau de l’enfant ! ainsi on désamorce la bombe émotionnelle de notre enfant !
Parler de vos propres émotions : « tu vois je ne comprenais pas ta réaction et cela m’a mis en colère. La prochaine fois explique moi plutôt ce qui ne va pas ! », Invitez votre enfant à sortir ses émotions en mots plutôt qu’en crise.

Vous ne pouvez pas le prendre dans les bras, ni parler calmement car il vous agace trop ce ne serait pas naturel pour vous à ce moment-là. Pas de panique voici d’autres pistes :
– Les coussins : Lancer les coussins avec force pour ensuite les taper du plat de la main ou du poing. Puis passer à l’attaque du pied. Faire 10 fois de chaque.
– Le cri libérateur : Choisissez un endroit à l’extérieur suffisamment grand pour courir : donnez-vous la main, courez ensemble et criez le plus fort possible !
– Le punching-ball : Achetez un punching-ball : placez-le au centre du salon, chacun à votre tour, dites ce qui vous a le plus mis en colère cette semaine, puis tapez dedans pour vous libérer des émotions négatives.
– La balade dans la nature : des mouvements libres au grand air à expérimenter le plus souvent possible

Evitez les écrans et attention à la consommation au sucre qui sont tous deux des amplificateurs de crises.
Et encore une fois car on ne le dit ni le fait jamais trop : Tentez toujours de bien remplir son réservoir de câlins, mots doux, d’affection, d’amour.
Notre présence affectueuse et entourante lorsqu’ils sont dans l’émotion invite leur cerveau à développer de nouveaux neurones reliant les zones émotionnelles aux zone de maitrise des comportements.

Je serai ravie d’avoir vos avis sur cet article et d’entendre vos commentaires.

Nathalie.